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Patrimoine : Abbaye de Saint-Sulpice - Un miracle à l’origine d’un pèlerinage

 

L’abbaye Notre-Dame-du-Nid-au-Merle ou abbaye de Saint-Sulpice-des-Bois tire son nom d’une statue miraculeuse trouvée par un berger dans un nid de merle qui y était vénérée.

 

Une religieuse qui a autorité sur les moines et les prêtres

Son fondateur Raoul de La Futaie, ancien compagnon de Robert d’Arbrissel, est à la tête d’une communauté déjà établie dans la forêt lorsqu’il crée le monastère en 1112. Il accueille séparément des moniales et des moines, les deux communautés étant réunies sous l’autorité de l’abbesse. Celle-ci dépend directement du Pape. En moins d’un demi-siècle, une trentaine de prieurés dépendant de l’abbaye sont fondés en Bretagne, en Anjou, dans le Maine, dans le Poitou et en Angleterre, lui assurant un fort rayonnement. À la Révolution, les biens et domaines sont saisis. Ils sont vendus comme biens nationaux. L’abbaye est alors pillée.

 

Aujourd’hui : des ruines nues si émouvantes

 

De l’abbatiale, édifice d’une perfection technique assez rare, en grès, schiste et granite, il ne reste que le transept. Trois monuments encore subsistants sont marqués du blason de la famille Milon originaire de Broons dans les Côtes-d’Armor : la chapelle sur l’eau qui est en voie de restauration, l’église paroissiale qui abrite la statuette de

Notre-Dame du Nid de Merle et le moulin (face à la grande porte). Un quatrième est marqué du blason d’une famille du pays de Vitré.

 

La grande porte de l’Abbaye garde le blason de Guillemette de Taillis qui poursuivit la reconstruction du monastère.

 

Père François-Xavier et Roger Blot